Logo_SaoûChanteMozart titre_Saoû
 
 

Tardy dans sa "pÉriode SaoÛ".
--
Tardy. Voilà un vrai beau peintre, révélé sur le tard , mais c'est tant mieux : son talent a mûri, il a désormais la patine et le souffle du meilleur.

En 1998, il a redécouvert le site onirique de Saoû, et il s'est enflammé pour lui, et l'a portraituré sur toutes les coutures. Résultat : une centaine de toiles et autant de croquis qui pénètrent l'esprit même du pays.

Il a illustré le livre de Pierre Vallier "la petite musique de Saoû" (éditions La Mirandole).
--
--
 


Yvon Tardy est né à Valence avec un crayon et des pinceaux entre les doigts. Au lycée Emile-Loubet, "Nimbus", le professeur de dessin, s'extasiait devant ses dons. En 1966 il effectue sa première exposition à la galerie André Bost avec quelques jeunes peintres, parmi lesquels Pierre Boncompain. On admire particulièrement un tableau, "Femmes de pêcheurs" tirant des filets sur une plage du Portugal. La lumière souffrée donne un air de légende à cette frise bien rythmée. Un peintre est né.

Mais le peintre doit devenir médecin et, sans jamais abandonner complètement la palette, il va se saisir du stéthoscope pendant de longues années. Il est accaparé par sa profession, et aussi cette grande maison historique qu'il va mettre trente ans à restaurer, et dans laquelle il installe son atelier tout en haut d'une tourelle. Dans cette œuvre aussi on décèle l'artiste de goût, le créateur dans l'âme.

Enfin Yvon Tardy range sa trousse de médecin et reprend la toile, le papier, les pinceaux, les couleurs. Le peintre retrouve son cours, va croquer les paysages qui l'entourent, le cernent, et puis aussi d'autres, plus lointains, éclatants de soleil et de couleur. Il fait une, deux, trois, quatre expositions dans la région mais aussi à Paris, Amsterdam. Et puis c'est le grand tournant de son art, en même temps que le tournant du siècle, que l'on peut nommer sa "période Saoû". Il est fasciné par le site du rocher et de la forêt, devenu aussi le site de Mozart au plus profond de l'été. Il dépose sur des paysages altiers, étranges, radieux une nuit romantique parfaitement accordée à cet univers baroque de minéral coiffé de végétal. Tardy mêle ainsi l'immensité et l'intimité, brossant même quelques portraits des fervents de Saoû. En somme, il vient d'immortaliser le fameux village, son flamboiement de pierre et de forêt, son esprit aussi et son goût pour la musique, pour ce Mozart qu'on ne peut écouter comme cela, en pleine nature, qu'ici. Et le vrai Tardy enfin révélé a peint tout cela.

Pierre VALLIER
vv
 

   Festival Mozart, Saoû chante Mozart

 
© Fragmentek