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EDITO

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Didier Guillaume
Président du conseil général de la Drôme
Vice-Président du Sénat

A propos de "Saoû chante Mozart"
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 2012 : Wolfi !
 

Le vendredi 7 juillet 1989 se déroulait le premier concert du festival Saoû chante Mozart. Et ce n’était déjà pas à Saoû, mais dans la belle – et petite – église romane Saint Pierre de Francillon-sur-Roubion.

A son origine, un homme, jeune retraité du journalisme et maire de Saoû, Henry Fuoc.

23 ans sont passés. Le festival est devenu le plus important festival de musique en Drôme et Ardèche. Il a donné ses concerts dans 34 communes du département de la Drôme avec des musiciens internationaux. Combien de manifestations semblables ont-elles pu faire appel à 27 Victoires de la Musique classique ? Il a réuni plus de 100.000 mélomanes (ou qui le sont devenus ensuite). L’association qui l’anime réunit des adhérents de toute provenance et de nationalités diverses.  Ils partent nombreux dans ces voyages musicaux qui ont donné une petite célébrité au festival. Il y en a eu 39 qui les ont emmené aux quatre coins de l’Europe et même à Beyrouth ou aux Iles Kerkennah.

2012 sera le dernier festival que présidera Henry Fuoc. Il trouve raisonnable de laisser sa place à de plus jeunes. Jeune retraité en 1989, calculez…

Avec l’accord des deux directeurs artistiques qui restent en place évidemment, Philippe Andriot et Philippe Bernold, il a décidé de monter “Le” festival dont il avait envie après 23 ans de fréquentation quotidienne de Mozart et surtout qui ferait appel à quelques uns des interprètes avec qui l’amitié le lie. Et, tout naturellement, il l’a baptisé du nom que ses parents donnaient à Wolfgang Amadé – il laisse Amadeus au beau film de Forman – : Wolfi ! Car, pour lui, ce qui caractérise Saoû chante Mozart et qui est la première raison de son succès, c’est l’amitié qui y règne. Entre les musiciens, les auditeurs, les élus, les créatifs. Et les partenaires mécènes. C’est donc, d’ailleurs, pourquoi il a proposé aux membres de l’association de l’adosser à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Drôme. Son président Joël Roques était d’ailleurs, au titre de son entreprise, partenaire depuis 8 ans.

Certains diront que c’est un départ assez éloigné de celui d’Amadé de la cour archiépiscopale de Salzbourg qui se termina par le célèbre coup de pied aux fesses du Comte Arco en mai 1781. Henry Fuoc ne le regrette pas. Il ne part pas à Vienne mais reste à Saoû, à côté de son épouse Anne, qui garde la direction administrative et financière du festival.

Assalamu alaikum  lui aurait dit le Pacha Selim. Comment oublier l’Enlèvement au Sérail (KV 384, d’accord ?).

vv
 

   Festival Mozart, Saoû chante Mozart

 
© Fragmentek